On the road again

Iguacu Pantanal

Chutes d’Iguacu et Pantanal :(des photos viendront s y glisser d'ici 10 jours)

 

En route vers les terres.  Chacun prépare avec attention son  sac à dos; pour l’un, les crayons et les feuilles, pour d’autres, le livre ou le doudou, seront ces petits repères à portée de main qu’ils glisseront méticuleusement  dans leurs affaires 

C’est dans ces moments-là que nous constatons combien ils ont grandi nos enfants, de vrais petits globe-trotteurs: ils s’autogérent si bien dans la gestion de leurs affaires, de leur sac à dos, de leur espace, de leurs besoins et aussi, ou, surtout dans leur relation; ils se lieront dans les guest house avec un anglais, un couple de hollandais avec qui ils partageront une partie de carte, Elisabeth, enthousiaste par leur paix intérieure.

 

Nous voilà donc  en route vers les célèbres chutes d’Iguacu.  Imaginez vous un instant, cet espagnol Don Alvar Nunes, en 1514, découvrant, par hasard ce site, certainement attiré par ce grondement assourdissant. Ces chutes s’étendent sur un front de 2,5km dans un site exubérant  de végétation tropicale.

 

Bien avant là découverte du site par les européens, les chutes étaient un lieu sacré d’inhumation pour les Tupis (les indiens de la région). L’eau ramenant l’homme à sa s(S)ource.

Ce jaillissement constant est interpellant, composé d’infini petit  donnant l’infiniment grand. 

Le site nous a touché par sa puissance, par sa permanence et aussi par le nombres de chutes ; 275  petites et grandes réunies.

Si vous questionnez les enfants sur les chutes d’Iguacu, ils en retiennent les papillons venant sans crainte se poser sur eux.

Le contraste entre la permanence et l’éphémère, la complémentarité de l’âme de l’enfant et de celle de l’adulte, en quête. Elle est là notre route, dans cette aventure et, bien au delà.

 

Non loin des chutes, nous nous arrêterons à ce projet fou brésilien et  du paraguaiéen, qu’est le barrage d’Itaipu : immense muraille de béton de 9km de long  sur une hauteur de 200m retenant le fleuve Parana pour y puiser sa force et   produire 1200 megatt.  Il couvre 90 % des besoins d’électricité du Paraguay et 20% pour le Brésil.  Les avis divergent : est-ce une catastrophe écologique ou une merveille du monde moderne ?

 

Après 4 jours sur le site, nous prendrons le bus de nuit pour nous rendre à Campo Grande, et ensuite prendre la direction du Pantanal.  Les enfants vivent ces trajets en bus comme une aventure.

 

Tout comme l’ Amazonie ; le Pantanal est le vestige d’une mer intérieure appelée Xaraes ; s’asséchant il y a 65 millions d’années. Mer, puis lac et aujourd’hui, plaine périodiquement inondée ; le Pantanal couvre une surface comparable à la moitié de la France.

 

Le paysage du Pantanal est tout a fait surprenant : de grandes prairies inondées où courent chevaux et vaches ; eau jusqu’à la croupe.  On les imaginerait échanger leurs sabots contre des pattes palmées. 

Il abrite en ses terres une quantité impressionnante d’oiseaux ; échassiers, aigrettes, ibis noirs, toucans, tuiuiui , une diversité de martins pêcheurs, de vautours … un spectacle visuel et auditif tant diurne que nocturne.

 

Comment se limiter à la loi de Darwin quand apparait devant nous des chefs d’œuvre de la création : il y a u(U)n artiste là-derrière.  Observez un peu ces traits harmonieux d’un toucan…  Cette œuvre vibrante de vie… Nous nous exclamons.

Les caïmans se trouvent à tous coins de mares, de prairies, le long des routes et des chemins.  Nous arriverons dans une guest house sur pilotis, au bord d’un rio. Elle est dans un état tout à fait délabré.  Les enfants n’y verront rien. 

Ils seront fascinés par les oiseaux, les caïmans, les vautours, les perruches et perroquets  au pied des pilotis.

Nous découvrirons la région en bateau, à cheval, à pied (attention les termites mordent), en camion tout terrain. 

La faune et la flore se sont montrées généreuses.  Admirez !

Le Pantanal sera aussi des rencontres : d’autres globes trotteurs surpris de rencontrer des enfants sac à dos, nous visiterons une petite école de brousse ( ou plutôt de marais) …. Ils sont 6 élèves ; enfants de pêcheurs entre 3 et 9 ans.  Le Pantanal sera ces soirées entre globe trotteurs à partager nos expériences, à écouter la route de chacun ; les enfants nous impressionnent comme ils s’insèrent, se lient avec aisance tant avec les locaux et les autres voyageurs. 

Le retour est plus long : 33 heures de bus,  6 différents dont une panne. Les enfants vivront ce trajet comme le voyage, une expérience, une découverte, la vie, tout simplement.

Ghislain et moi  sommes impressionnés par l’étendue du Brésil, un paysage campagnard à perte de vue, l’état impeccable des routes, les infrastructures, les services de qualité.  Le Brésil est une mine de ressources et de sources.  Ce pays est un réel accroche cœur.  Il recèle de trésors naturels.  La nature vient nous enseigner le sens de sa diversité, de sa complémentarité et de son adaptabilité.  Prenons en de la graine et multiplions les semences.

Nous retrouverons le bateau au petit heures de la nuit ; comme quand on rentre chez soi ; l’habitat endormi au silence familier.  Au réveil, nous irons faire le tour du bateau, le tour d’horizon du regard ; comme à un retour de vacances ; où nous rechoisissons notre lieu par sa familiarité ou par la confirmation de ce qu’il est

Nous irons rejoindre nos amis de Parati ; nos amis peintres, nos cours de sculpture, Edmond ; le flutiste ( il offrira une belle flûte à Edwige et lui livrera ses premiers secrets), Jean et Caru avec qui nous passerons une journée sur Genesis, l’équipe du tournage  du film de la famille royale portugaise au Bresil.

Parati, ses montagnes et ses fjords nous conquisent.  Nos rêves se multiplient ; les discussions fusent, imaginer avoir un petit lot de terre où pouvoir venir se ressourcer, à partager, un lieu d’inspiration à l’écriture, à la quete de sens ou de l’autre.  Comme un poumon à distance…

Nous y reviendrons.

Nous accueillions un nouveau matelot ; bien connu ; bien aimé de l’équipage ; mon papa, un pair pour Ghislain et surtout le papychou des enfànts, de vieux complices…. Nous sommes heureux de reprendre le large ; nous sommes heureux de replonger dans la mer ; de goûter de ces poissons et de pouvoir aborder la terre par rios.

   
Publié à 07:48, le samedi 31 mai 2008, Foz do Iguaçu
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Commentaire sans titre

18:24, vendredi 6 juin 2008 .. Publié par les Dalton
Nous suivons avec plaisir votre belle aventure ! Que d'amour et de paix dans tout ça! Merci à Dame Nature.
Jim aime voir tous les animaux que vous rencontrer et c'est une chouette source de discussion entre nous ..
Sommes avec vous avec le coeur ! Bises à vous tous.
Michel, Aline et Jim

Commentaire sans titre

21:30, lundi 9 juin 2008 .. Publié par Anonymous
Nathalie,tu m'impressionnes,....quelle culture que tu transmets à ts ceux qui te lisent avec bonheur et bien sûr aux tiens en 1er lieu. tu as des talents de conteuse que tu ns partages avec délice. et quelle richesse intérieure..... je passe d'excellents à te lire et essayer de suivre votre aventure sur une carte du Brésil.
tes photos sont superbes et font rêver.
kisses à vous tous Monique de Sch.

Un saut de trampoline me ramène en Europe!

15:40, jeudi 3 juillet 2008 .. Publié par Fl.Everard
De Paraty à Rio, mais avant cela...? Notre lieu de vie,...96 m2 ! Notre horizon, le mariage du ciel et de la mer, au loin, très loin, là où le ciel s'effondre dans l'océan. Les habitants,...? Deux amoureux et leurs 4 moussaillons. Un invité,...? Invisible, pour ne rien troubler, je tentais de me faire petit au pied du grand mât. Quelques services a rendre pour se faire regretter au moment de l'"Au revoir"! Quelques complices de charme meublaient ces moments de présence avec tant de bonheur. Céline, les yeux tendres, un sourire qui fait aimer le monde, une petite voix qui minaude, que de charmes et de gentillesses.Flore, des yeux qui vous caressent et pétillent de questions et d'interrogations, petite fille encore, ses grands amis ce sont les livres, le ciel et les étoiles, elle est l'amie de Pierrot de la lune. Edwige,...elle observe et tente de vous apprivoiser pour mieux vous croquer ensuite. C'est la comédienne qui connaît son rôle par coeur et change la réplique au milieu du dialogue.Elle vous fait fondre alors que le thermomètre est à -10°. Et puis, le tombeur de ces Dames, Monsieur Baptiste qui, haut de 3 pommes, se veut dominer le monde. Il est le Roi des pirates, et cet enjoleur vous raconte ses aventures en vous faisant regretter de ne plus avoir son âge. Il gagne à chaque fois et défend l'opprimé contre l'injustice. Petit bonhomme, rayon de soleil de ses soeurs.Les deux amoureux, je ne vous en parlerai pas, une certaine discrétion s'impose. Si ce n'est que j'ai côtoyé la douceur, la compréhension, l'humour et le souci de l'autre; chaque fois comme une petite onde de bonheur qui se faisait gonfler les voiles et sourire le soleil. J'avais bon d'être là et envie de les aimer tous.Ce bateau est une île nomade, une petite arche de Noé, qui jette l'ancre pour rencontrer et partager avec ceux qui, par hasard, se trouveront sur son chemin. Sur cette arche, il n'y a pas de moindre tâche.Le lever, le salut au soleil qui se montre, le petit déjeuner et la raconte des rêves, la toilette des tasses et couverts, l'éponge passée sur le bateau, afin de profiter de la rosée, pour lui donner bonne mine. Le moment sacré de la classe qui agresse ces moments de paradis. L'immersion dans le bleu de l'océan, les plongées, la nage, la poursuite des poissons, des tortues et la localisation des étoiles de mer. Le débarquement sur la plage porté par une vague complice. La proximité du sable chaud et l'indolence qui s'en suit. La visite de l'île dans ses bruits et ses mystères. Les sourires des pêcheurs, des enfants de ces îles et la simplicité retrouvée. Quelques courses, lorsque c'est possible avec ses gestes et grimaces, plus quelques mots compliqués qui tissent la demande de l'indispensable pour continuer. Le retour au bateau dans un sillage d'éclats de rire et de bonne humeur. Déjà, le soleil se fait moins fort, les moustiques s'assoupissent, le vent gonfle la voile et le rivage s'éloigne. Le ciel se fait plus sombre avant de baisser ses paupières, le soleil se noie, le ciel s'allume de mille étoiles. La journée se conjugue au passé et des souvenirs s'ajoutent à notre bibliothèque qui n'en finit pas de s'emplir des merveilles vécues. Demain une autre île, une autre aventure, un autre bonheur de vivre. Bientôt Rio s'annoncera et sera pour moi une autre découverte.

Avant l'Europe,...vers et à Rio!

14:25, mercredi 9 juillet 2008 .. Publié par Forent Everard
Ilha Grande s'estompe à l'horizon, le large vient à nous, ses vagues nous dévisagent de près et ensemble à la proue de notre vaillant "Génésis", nous chantons, allongés sur le pont, "Je m'suis payé, un beau chapeau,;;;", expérience extraordinaire, nous apprivoisons l'océan, il chante avec nous et ses notes c'est l'embrun, le vent, cette pluie fine qui nous écharpe et nous embrasse avec passion.Le rire des enfants, les encore, encore, et le temps qui passe trop vite."Une touche",..."une touche",...Ghislain saute en l'air et se précipite vers la poupe. Un poisson! La ligne était lancée depuis une heure. Il est 13h. Heure du repas. Nathalie allait mettre la viande au four pour le repas. Partie remise, ce sera le poisson. Tous, à l'arrière, nous observons la manoeuvre. "Allez Papa" "Enroule", "Tire plus", "Lentement", "Il va s'échapper", "Vite, vite, Maman, prépare la poële, on a tous faim,..génial"! Pauvre poisson, il était là, au mauvais moment, au mauvais endroit, pour lui! Mais si bien pour nous.Pendant ce temps, "Génésis" trace.Son sillage laboure l'océan. Son objectif est droit devant. Cap sur Rio. Le vent se montre vaillant de l'arrière. Ghislain, aussitôt, hisse le Spi(C'est son bonheur), foc de grande surface, utilisé au vent arrière. Blanc & rouge, somptueux, arrondi comme une maternité. Nous battons des records. Pronostic : nous serons à Rio vers 17h. et non minuit comme prévu ce matin. Attention! Un vaste filet étiré sur 500 mètres se doit d'être évité. Large courbe. Plateforme pétrolière au large et nombreux tankers faisant la file pour s'approvisionner. Nous en avons compter dix-huit. Il faut être vigilant. Un téton émerge à l'horizon. C'est le "Pain de sucre"...Rio s'annonce. Nous scrutons la ligne d'horizon. Les vagues nous portent, le vent s'engouffre, l'écume nous décore, nous sommes fouettés par les éléments. Nous cinglons vers Rio.Le"Pain de sucre" envahit le ciel, la côte se précise, les buildings sont ridicules face à cette baie qui nous tend les bras, nous accueille, nous embrasse, nous souhaite la Bienvenue. Petit "Génésis" trouve sa place. Ses occupants admirent, détaillent, respirent, suivent des yeux les mouvements de toutes sortes. Des avions volent bas. Des sternes nous frôlent. Un téléphérique grignote son câble d'acier. Et là-haut, semblant inaccessible, le Christ Rédempteur, domine de ses bras ouverts, le peuple des humains qui fourmille à ses pieds. Vision extraordinaire et inattendue. La modestie grignote notre superbe.L'homme doit veiller à ne rien détruire, il n'est que locataire de ce paradis. Gare à l'état des lieux! Je suis conquis, le Brésil m'a conquis. Rio m'a conquis. Je n'en dirai pas plus. Il faut y aller. Le "Yacht Club", la gentillesse des Cariocas, le bleu du ciel, le goût du café, les petits métiers des rues, le sourire des enfants, les façades coloniales, le décor des églises, le silence des vieux murs, l'agitation des marchés, la mode des choses et des gens, le petit cabriolet qui sautille, la grosse voiture silencieuse, la vanité des choses et les choses de la vie. Couleurs, senteurs, petits bonheurs. Et avec moi, ma corolle d'enfants blonds, bruns et joyeux, plus ma Nathalie et son Ghislain. Le bonheur à la queue-leu-leu! La suite va suivre, car je dois reprendre mon souffle!

!!!!!!!!!!

01:19, mercredi 20 janvier 2010 .. Publié par Maelle...
coucou a vous !!
quel jolie blog !!!vos photos son vraiment super !!!
voila bisouxx a toutes la famille !!
Maelle

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