On the road again

Guatemala: on the road again

 

Amphibiens, nous le devenons.

 

 

   

                                                   

 

Dernière étape sur Génésis:

La mer nous enfante, la terre nous appelle.  

 

Saint-Vincent, Sainte-Lucie, Dominique et la Guadeloupe seront nos dernières étapes sur Génésis. 

Nous y goùterons pleinement.                                    

                                              

Nos rendez-vous à l'avant du bateau en famille  se multiplient. 

 Nous accueillions pleinement cette belle expérience, cette merveilleuse unité avec les forces de la Nature.  Notre vie de 13 mois en harmonie avec celle-ci nous a construit. Nous nous sentons aujourd'hui ambassadeurs de cette belle Terre.

Le rendez vous est fixé :  23 décembre.  Le nouvel équipage arrive (www.6marins.be ). Il nous reste 7 jours, chiffre symbolique, pour retirer toute trace de notre passage sur Génésis.  Chacun s’y met.  L’ambiance n’est pas emprunt de nostalgie. Tout au contraire, c’est comme si toute la force et l’énergie que nous donnons à nettoyer ce bateau, est un temps où nous conscientisons l’emprunte de cette expérience inscrite en nous. 

Retrouvailles, échange de conseils, d'expériences. Nous souhaitons tout le meilleur à ces nouveaux matelots.

 

On the road again:

 

Aujourd’hui, nous enfilons  nos bottines de marche. Nous devenons nomades.  Nos moyens de locomotion sont les transports en commun: bus, lanchas, nos pieds et nos bras pour nous encourager..

 

Chaque enfant a pu réunir dans son  sac à dos ses affaires pour les deux mois à venir.  Pour nous, un seul grand sac à dos et une valise, sac à dos à roulette, transportant 15 kilos de cours (le savoir à son poids). 

Les enfants nous émerveillent par leur capacité d’adaptation.  Dès que nous nous installons dans un nouveau lieu, ils définissent leur lit, y rangent leurs affaires, décorent chacun leur espace de fleur, de dessin.  Ils marquent leur territoire d’eux-mêmes et en une demi-heure, ils sont là chez eux et peuvent courir au loin.

Ils préservent leur indépendance, ils tissent les liens avec aisance.  

 

L’école est, par contre, plus exigeante, dans le sens où nous nous retrouvons dans un environnement habité d’autres, attrayant, distrayant, interpellant. 

Le Guatemala: sur les chemins des Mayas.

 

 

La genèse, inscrite dans un texte sacré maya: Popol Vuh.

 

"VoicI comment tout était en supsens, tout était calme, silence, tout était immoblile et muet; et vide était l'étendue du ciel....seul le ciel était là...seule la mer lisse.

Entre ciel et cette mer, faits de calme et de silence, les dieux s'apprêtaient à créer ce qui manquait: terre, rivières, bois et animaux, astres... et enfin celui qui coûta le plus d'efforts: l'homme.

Ils durent s'y reprendre à plusieurs fois.

La première tentative, une figurine de terre modelée à la hâte perdit l'équilibre.

La suivante, de bois, ressemblait par trop à une marionnette, figée, incapable de rire comme des larmes.

C'est alors qu'ils songèrent à utiliser de l'or, pourquoi lésiner?

Le corps qu'ils façonnèrent resplendissaient à tel point qu'il en était aveuglant.  Figé lui aussi, dans sa parfaite beauté, il attendait qu'on le vénère et qu'on le serve.  Or l'homme ne devait pas vivre du travail des autres.

L'un des dieux eu finalement une idée.  Il prit du maïs mélangé à de la farine blanche et en fit une pâte à laquelle il ajouta un peu de son sang, s'étant coupé légeremement au bout du doigt. 

C'est ainsi que fut façonné le premier homme capable de chasser, de rire et de cultiver les champs."

 

 

 

 

Notre première halte: le lac Atitlan. 

 

Formée à la suite d'une explosion gigantesque, faisant sauter le couvercle du volcan Atitlan, la région semble avoir été créé par des géants.  Au fil des millènaires, trois volcans sont nés autour de l'ancien cratère, comme des gardes du corps silencieux.  Pour les mayas tz'utujil, vivant sur les rives du lac, le lac est le site de la création du monde, naissant de ses eaux profondes. C'est un spectacle unique.  Les guides le qualifieront d'un des plus beau lac du monde.

 

D'une surface de plus de 130km², il est posé, là, à  1500m d'altitude.

 

 

Le paysage est suprenant.  Les cultures s'accrochent aux faces abruptes de ces collines. 

Toutes ces montagnes sont pelées, deforestées par les paysans.  Ils y  exploitent les terres par des cultures, essentiellement,  de maïs et de haricots.  Le drame de cette région est la  surpopulation, entrainant une surexploitation des terres, engendrant, chaque année, durant les saisons des pluies, des affaissements de terrain emportant cultures, habitations et habitants. Il est à préciser que la surpopulation dans cette région est la conséquence de la main mise sur une grande partie des terres par une minorité aisée et au pouvoir.

 

 

 L'eau reste notre second élément.

Plongeons dans une culture indienne s’enracinant dans la civilisation des Mayas. Notre désir grandit de lire, d'entendre, rencontrer ce peuple et son histoire.

Notre première étape sera Solola à Paradonde, un site, un lieu de toute splendeur dominant le lac.  Nous semblons faire un tête à tête avec les volcans.

Ensuite, nous irons nous poser à Sainte Cruise, au bord du lac.   Havre de paix.  Belles rencontres.

 

Village authentique.  De là, nous sillionnons les alentours.  Chaque village exprime son identité  par la couleur de ses vêtements, par ses rites.  

Nous découvrons dans le regard de ces indiens toute la fierté de préserver leur culture, d'être gardien de cette grande civilisation Maya.  Qu'ils sont beaux.

  Cortège pour la fête des rois. 

Quel accueil, ces paysans nous réservent.  Leur histoire nous touche.  Ces dernières decennies semblent avoir été un "massacre des innocents". Les témoignages sont poignants. Quel peuple courageux.  

Les enfants sont à chaque fois le trait d’union entre eux et nous. 

Ils revêtent leurs habits traditionnels pour nous accueillir.  Leur gentillesse nous touchent. 

Nos enfants s’émerveillent devant les couleurs les habits de ces hommes, femmes et enfants.  Une artisane au sourire accrocheur.  Comme une guitariste, elle pince chacune des ses cordes avec agilité et rapidité.  Il en sort une symphonie de couleur.  De toute beauté.

Cette première étape sur terre nous enchante.  Elle semble s'inscrire tout naturellement dans le prolongement de cette année sur l'eau.  La terre nous attendait comme un professeur au seuil de la porte de sa classe.

Demain, nous prendrons la direction d'Antigua, ancienne capitale du Guatemala pour ensuite nous rendre à Tikal.  Retour dans le passé.

 

Génésis: 7ème passage:

"Tout ce qui commence doit finir.  Sinon à quoi servirait le temps?

Et le temps, personne ne l'a jamais contrarié.  Qui a vu un fleuve remonter vers sa source, un poussin retourner dans son oeuf?

Le feu dévorant finit toujours par perdre son appétit et s'éteindre.  La montagne debout finit par s'agenouiller et s'éteindre comme une plaine.

La vie, elle, prend la loi du temps à rebrousse-poil.  Elle se construit, croit et embellit dans un monde où tout court vers un plus grand désordre et pourtant..."

 


Publié à 06:07, le mardi 6 janvier 2009, Guatemala
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