On the road again

Mexique:

Mexique, pays de métissage culturel, de gens, de culture, d histoire et de tradition.

Article en cours, les enfants viendront déposer leurs impressions de ces mois en famille.


 

 

               Real de Catorce a Cheval    

Le Mexique. Inattendu pour nous.

Perdus et émerveillés à la fois par tant de contrastes:

Immensité des paysages aux plus raffinés des détails architecturaux,

Jaune, beige est la couleur du désert, ocre, rouge, bleu est peint le patrimoine laissé par les conquistadores espagnols,

Cactus, herbes séchées, terres craquelées,.. ruisseaux et rivières abondantes.


Peuple métissé de deux mondes totalement opposés: le monde magique et mystérieux des civilisations précolombiennes, le rationalisme, la puissance, le désir d endoctrinement du monde occidental.

Des pierres des temples Aztèques, les espagnols construiront des églises. C est tout cela le Mexique.

Cette première approche du Mexique nous surprend: tant de bijoux architecturaux. Nous sommes émerveillés. Chaque arrêt est surprise.
Le paysage aussi nous enivre tant il semble sans fin.

 Houle de terre.


Mexico est majestueux. Nous visitons le musée anthropologique. Lucie, notre ancêtre, sera dans la premiere salle pour nous accueillir.
Remontée vers le Nord.

Tequiquiapan: arrêt, paisible, beau, idéal pour avancer pour l école.


San Miguel de Allende

Saint-Paul de Vence mexicain avec un air de Sienne et pourtant bien particulier: Fonde en 1570, cette ville est une pure merveille, chaque porte, balcon, ruelle, enseigne, église , cloître sont des chefs d oeuvres.

            

Raffinements, couleurs, arts culinaires.

Nous y arrêterons 3 jours, les restaurants seront nos bancs d école.

 

Qui a le plus joli sourire?


Plongeons sur la route des westerns: plaines et montagnes rehaussées de cactus, cow-boys laissant sur son passage un nuage de fumée.

 

Nous arrivons à Real de Catorce, ancienne ville de mine d'argent, là, perdue a 2800m d'altitude au milieu du désert. Aujourd hui, seulement 900 habitants y résident. Les conditions en hiver sont rudes. Nous logeons dans des petites cabanas sans chauffage et excessivement ventilees. 

Real de Catorce. Au bout de nul part...

 

C'est magique. Nous nous y installons, un américain nous y louera un petit logement. Pour quelques jours, un "chez soi", les courses, le plaisir de cuisiner, une cheminée,  prendre son pas de porte comme lieu de rencontres.

Tout naturellement, nous sautons sur des chevaux pour parcourir ce paysage de western.

 

  

 

Canyon de Cuivre, Copper Canyon. ( plus de 20 canyons, dont un est 4 fois plus grand que le Grand Canyon).

 

 

Majestueux.



Région authentique et préservée.
Les indiens et les cow-boys sont rois.


C est impressionnant de découvrir dans les failles de ces canyons (des grottes surélevées ) les indiens Tarahumaras.

Ils s´y refugient pour se protéger des saisons froides. Seuls un nuage de fumée ou un vêtement coloré nous indiquera leur présence. Que de contrastes!

 

Le Mexique, et tout particulierment cette région, est le domaine du cheval. Il semble le maître des terres. Nous, qui ne sommes pas cavaliers, notre seule envie est de les chevaucher et parcourir les plaines et les rocs sur leurs montures. C'est ce que nous ferons dans le Canyon de Cuivre. Cinq chevaux nous emmèneront dans les entrailles de la terre, sur des chemins escarpés, étroits caillouteux. Que d émotions, de rire.


 

. 

 




Voir notre Edwige du haut de sa silhouette frêle tenir fermement les rennes, d une voix assurée encourager son cheval.

Un moment de grâce en famille, ensemble, en symbiose avec l'animal et dans un décor majestueux, au grand air.

Pour moi, le mois de février est un cap.

 

Les enfants et mon tendre capitaine en feront un moment inoubliable. Ils entonneront de leurs voix généreuses ¨L oiseau et l enfant¨ et modifiant les paroles en ¨Comme une maman aux yeux de lumière¨.

De l'émotion, de la chaleur, tout de quoi enflammer le coeur d une maman.


Le retour dans notre plat pays s annonce.

Avant cela, nous désirons saluer la mer.

 

Nous irons nous poser une semaine au bord du Pacifique. Les retrouvailles avec l'océan fut un moment fort pour nous tous.

Entendre son chant, sa force, replonger dans les profondeurs de son horizon.


Céline s'en ira se balader seule semblant palabrer avec une compagne invisible.
Flore, dans la direction inverse, sautera, dansera emportée par le tourbillon de sa joie.
Edwige entonne son chant intérieur dédié à la mer.
Baptiste court en tout sens pour plonger finalement ses pieds dans le sable chaud et jouir de cette sensation.

On y sent comme un retour chez soi.


Nous découvrons combien la mer est venue déposer en nous, durant ce voyage, sa force et sa quietude. Sa présence nous est presque maternante. Nous dormons comme des bébés, la fenêtre grande ouverte, bercés par son inlassablement mouvemement.

Nous portons, dorénavant, un peu d'elle dans les yeux et dans notre quête d' avancer dans cet horizon insaisissable.

Nous rentrerons chargés: visages d hommes, de femmes, d'enfants, en nous résonnent aussi des chants des pays parcoururs, des parfums, des lumières, des perspectives et ce bleu infini, ce bleu profond.

                                                                                        

Rien ne se termine, tout continue. L'aventure est en nous et dans nos liens. Rentrer ensemble, prendre soin de nos liens et garder l'horizon ouvert à ce que le jour nous offre.

                                        

Combien ce voyage nous a unit.  Nous nous sentons complices.

Nous veillerons à préserver ces temps privilegiés à nous 6, nous offrir ces temps suspendus où le chuchotement, un geste, un regard sont l'essence de notre lien.

                                      

 

Comme l'écrit mon cher Papa " Dans votre jardin secret, tout y sera à sa place, tout y sera accessible, vous vivrez avec la joie d'y accéder lorsque la nostalgie viendra frapper à votre porte. Vous nourrirez cette nostagie de quelques reflets de ce rêve vécu. Il vous appartiendra toujours. Vous en nourrirez vos enfants et petits-enfants. "

Tout continue, rien ne s'arrête.  La vie viendra nous indiquer le chemin. 

Nos souhaits sont nombreux: celui d'être gardien de notre belle terre, celui de préserver l'essentiel dans nos liens, et si de nombreux "si" se concrétisent, de continuer notre voyage l'hiver prochain sur Genesis.

Nous rentrons ensemble. 

Un pont suspendu s'est construit entre nous. Il s'est stabilisé sur le roc et s'est embelli sur les hauteurs. Le bleu du ciel et de la mer ont comblé les interstices.

Ce pont est là, invisible, et pourtant il nous porte.

                     

La nature a été notre complice, notre guide. En ce sens, nous avons décidé de planter chaque année six arbres: un acte symbolique. Le désir de lui offrir un nouveau souffle.  Et, elle, pourra poursuivre son oeuvre: produire un cataplasme d'émerveillement chez un enfant, réunir les hommes pour observer  les miracles de la création qu'elle révele à ceux qui prennent le temps.

                                      

Merci Dame Nature, merci, mère Nature.


Passage de Genesis

"Tout ce qui commence doit finir. Sinon à quoi servirait le temps?

Et le temps, personne ne l'a jamais contrarie. Qui a vu un fleuve remonter vers sa source, un poussin retourner dans son oeuf?

Le feu dévorant finit toujours par perdre son appétit et s'éteindre. La montagne debout finit par s'agenouiller et s'étendre comme une plaine.

La vie, elle, prend la loi du temps à rebrousse-poil.

Elle se construit, croit et embellit dans un monde où tout court vers le grand désordre. Elle fuit le calme la tranquilité des inanimes et avance comme un funambule en équilibre sur un fil, repoussant sans cesse l'écheance. Mais on ne peut indéfiniment échapper à la flèche du temps. C'est défendu.

Un jour, mon corps abandonnera la lutte et restituera au monde cette matière dont je suis fait. Cette galaxie de milliards d'atomes qui mourra comme meurent les étoiles, ensemançant l'espace de sa matiere.

Tous ces atomes qui sont venus danser en moi s'en iront danser ailleurs, trois petits tours, trois petits tours et puis s'en vont.

Ils migreront dans les ailes d un papillon, l'écorce d un arbre, le panache d un nuage ou le poil d une puce et je laisserai la ma chanson pour que d 'autres la chantent à leur facon..."


Publié à 01:02, le mercredi 4 février 2009, Catorce
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